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Du côté des clichés

Du côté des éminences nationales

1.12.2017 Du côté des clichés 0 Commentaire
Le  Walhalla en pleine nature en surplomb du Danube (Photo Avda / Wikimedia Commons)
Le Walhalla en pleine nature en surplomb du Danube (Photo Avda / Wikimedia Commons)

Panthéon et Walhalla

Les Français honorent leurs « grands hommes » en les inhumant au Panthéon, littéralement « Tous les dieux ». Chez les allemands les grandes gloires nationales vont au Walhalla, littéralement le « palais des élus ».

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Le Walhalla vu du ciel (Photo Gerhard Huber / Wikimedia Commons)

Tout seul en pleine nature et rase campagne, il surplombe le Danube à l’Est de la Bavière.

Points de cendres, ni cérémonies, ni grandiloquents Komm herein…  (le Entre ici… de Malraux), le Walhalla est un temple sur le modèle du Parthénon d’Athènes. Dans le grand hall intérieur, 128 bustes de marbre trônent sur les étagères le long des murs. Ce sont les grandes personnalités de l’histoire et génies des sciences, de la littérature, de la musique et des beaux-arts. 64 plaques rendent compte des étapes de l’histoire allemande et de la vie des célébrités.

Vue intérieur du Walhalla  (Photo Tim Meuter  / Wikimedia Commons)

Vue intérieur du Walhalla (Photo Tim Meuter / Wikimedia Commons)

Ici, c’est un roi, Louis Ier de Bavière, qui fit construire (entre 1830 et 1842) ce haut lieu pour le renforcement et le développement de la pensée allemande  (sic Louis Ier de Bavière), à proximité de Ratisbonne, l’ancien siège de la Diète, le Parlement du vieux Saint Empire que Napoléon abolit en 1806. Ce Walhalla sonne donc comme une revanche sur l’abominable « usurpateur ».

Illustration de la fin du 19e siècle

Illustration de la fin du 19e siècle

Le Roi avait également indiqué que ce lieu devait accueillir le souvenir tant des grandes femmes que des grands hommes de langue allemande, car la mort supprime toute inégalité. Le père du fameux Louis II était-il un féministe avant l’heure ? A en juger au petit nombre de 12  bustes féminins, on peut en douter. Néanmoins, à côté de l’unique femme honorée au Panthéon, Marie Curie, polonaise de surcroît, le Walhalla représente une vraie avancée.

La « walhallisation » est on ne peut plus démocratique : il faut être décédé depuis plus de 20 ans et n’importe qui peut faire la proposition d’un nouveau buste. Si le Conseil des Ministres de Bavière en accepte l’idée, il faut toutefois en supporter les frais de fabrication.


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Vue intérieur du Walhalla (Photo Tim Meuter  / Wikimedia Commons)

Illustration de la fin du 19e siècle


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