Fédération des Associations Franco-Allemandes pour l’Europe
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La Grande Guerre en expositions

Exposition “Ecrivains en guerre 1914-1918 : Nous sommes des machines à oublier »

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Du 28 juin dès 9h30 jusqu’au 16 novembre 2016 à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne

L’exposition évoque les parcours et les œuvres de grandes figures littéraires françaises, allemandes et britanniques, tels que Blaise Cendrars, Ernst Jünger, Siegfried Sassoon…

De façon chronologique, thématique et polyphonique, immergez-vous dans l’univers mental de ces hommes embarqués dans la grande tragédie de la guerre.
Découvrez la création littéraire à travers de nombreux écrits, de la presse d’époque, des photographies, dessins et oeuvres graphiques.

Voir la programmation du Mémorial sur le site
 
Entrée libre


Exposition “Entre les lignes et les tranchées”

Du 9 avril 2014 au 31 août 2014 / Musée des Lettres et Manuscrits de Paris

À l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, le Musée des Lettres et Manuscrits présente l’exposition « Entre les lignes et les tranchées – Lettres, carnets et photographies – 1914-1918 ». Plus de 100 documents exceptionnels, dont un grand nombre d’inédits, seront dévoilé afin de révéler au visiteur les véritables clés de la Grande Guerre.

Parmi les trésors à découvrir : les rapports de tranchée du jeune capitaine De Gaulle, des photographies et des carnets de tranchées de deux prêtres-fantassins, les frères Roux, des lettres de deux généraux en colère, d’un soldat amoureux, mais aussi des témoignages de ces poilus hypersensibles qu’étaient les peintres et les écrivains mobilisés dans les tranchées…

Si vous aviez encore des illusions sur la boucherie de 14-18, s’il vous restait quelques idées reçues dont vous voudriez enfin vous débarrasser, allez voir l’exposition “Entre les lignes et les tranchées” à Paris, au Musée des Lettres et Manuscrits (222, boulevard Saint-Germain, 75007 PARIS), une exposition qui nous apprende entre autres, que la fameuse affiches de mobilisation générale devenue iconique avait été imprimée en… 1904 ! Un avant goût des découvertes que vous allez faire

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Exposition : “La vie pendant la Grande guerre des deux côtés du Rhin”

« Menschen im Krieg 1914-1918, Vivre en temps de guerre 1914-1918 »

Présentée à Karlsruhe jusqu’au 10 août, cette exposition itinérante sera ensuite proposée dans d’autres villes de la région et à Paris en 2015.

C’est une exposition franco-allemande illustrant les destins d’individus dans à la Grande guerre sur les deux rives du Rhin sera inaugurée à Karlsruhe. Elle est le fruit d’un patient travail de recherche des archives régionales du Bade-Wurtemberg et des Archives départementales du Haut Rhin et présente des textes et environ 200 clichés inédits.

Elle raconte notamment la vie de 32 soldats, d’un prêtre aux armées, de prostituées, d’historiens, d’une infirmière ou encore d’enseignants. Ce faisant, elle montre à quel point la guerre avait envahi toute la vie quotidienne en Alsace, comme dans la région de Bade. Elle illustre également le fait que les souffrances ont été partagées des deux côtés du Rhin, tant par les soldats que par les civils. Elle s’inscrit dans la volonté d’établir une culture du souvenir commune, au-delà des traditions mémorielles différentes en France et en Allemagne.

Pour s’informer sur le site


Exposition “Été 1914. Les derniers jours de l’ancien monde”

2 août 1914, mobilisation : la foule lisant les affiches. Photographie Agence Rol 
BnF, dpt des Estampes et de la photographie

2 août 1914, mobilisation : la foule lisant les affiches. Photographie Agence Rol 
BnF, dpt des Estampes et de la photographie

A Paris, du 25 mars 2014 au 3 août, à la Bibliothèque François-Mitterrand / Grande Galerie

28 juin 1914 : l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe. Encore un assassinat politique comme l’Europe en a connu beaucoup les années précédentes, spécialement aux confins de l’Autriche-Hongrie. Un simple coup de tonnerre dans un ciel clair… Ce fait divers tragique n’empêche pas l’été de suivre son cours habituel. Les paysans travaillent dans les champs, les ouvriers à l’usine. Les enfants attendent avec impatience la fin de l’année scolaire. Quelques rares privilégiés s’offrent des vacances à Deauville ou sur la Riviera. Le 23 juillet pourtant, l’Autriche adresse un ultimatum à la Serbie. Les hommes politiques, les diplomates, et les opinions publiques ne sont guère inquiets : c’est une crise régionale, qui doit se régler comme les nombreuses tensions précédentes par une conférence de paix. À Paris, les journaux s’intéressent davantage à l’affaire Caillaux. Le Kaiser participe à des régates en mer. Certains esprits clairvoyants s’alarment : Jean Jaurès parle « d’oscillation au bord de l’abîme ». Les nouvelles s’enchaînent, de plus en plus inquiétantes… Une semaine plus tard, le 30 juillet, la Russie mobilise. La machine de la guerre s’ébranle, il ne sera plus possible de l’arrêter. Le jeu des alliances entraîne l’Europe dans une guerre que l’on imagine violente, certes, mais brève…Commence alors « l’ivresse des cris de joie en marchant à l’abattoir » selon les mots de Stefan Zweig, même si la volonté d’en découdre ne caractérise pas toutes les populations, plutôt graves et résignées. Dès le mois d’août, la réalité du conflit apparaît dans sa violence extrême : l’Europe découvre sur son sol la guerre industrielle. Le parcours de l’exposition s’organise autour de la chronologie resserrée des évènements du 23 juillet au 4 août et l’enchaînement des décisions diplomatiques, politiques et militaires qui aboutissent à la conflagration générale. Les répercussions de la crise à l’échelle des individus (célèbres ou anonymes) sont également évoquées, tandis que sept séquences thématiques constituent des approfondissements à la chronologie :

  • 1. Portrait de l’Europe, une longue période de paix
  • 2. Cosmopolitisme culturel et expansion économique
  • 3. Des tensions persistantes en Europe et aux colonies
  • 4. Pacifismes et bellicismes
  • 5. Présence du militaire dans la société
  • 6. Préparer la guerre
  • 7. Les mobilisations.

La fin de l’exposition traite du choc et de la surprise que constituent, au front comme à l’arrière, les premiers effets concrets de la guerre.

Exposition coproduite avec le ministère de la Défense dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Pour s’informer sur le site 


“Les Désastres de la guerre”

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Exposition au musée du Louvre-Lens, Galerie des Expositions temporaires  - Du 28 mai au 6 octobre 2014

Dans le cadre du Centenaire de la Première Guerre mondiale, le Louvre-Lens réunit 450 œuvres de toute nature et de plus de 200 artistes témoignant du mouvement de désenchantement face aux guerres qui s’amorce au tournant du XIXe siècle, lors des campagnes napoléoniennes. L’exposition s’intéresse à une vingtaine de conflits qui ont suscité des réponses nouvelles en matière de techniques et de politiques de représentation.


Exposition : les juifs dans la Première Guerre mondiale

(un article du CIDAL)

96 000 soldats juifs ont participé à la Première Guerre mondiale dans les rangs de l’armée allemande. 12 000 y ont laissé leur vie. Quant aux survivants, la plupart ont péri vingt ans plus tard sous le IIIe Reich ou ont été contraints à l’émigration. Du 9 juillet 2014 au 22 février 2015, le Musée juif de Munich raconte le premier conflit mondial à travers leurs yeux.

L’exposition s’intitule « Krieg ! Juden zwischen den Fronten 1914-1918 ». Elle rassemble de nombreux documents qui disent l’expérience de la guerre : lettres du front, journaux intimes, photos, objets personnels. La peur, la faim, l’ennui, la maladie, le stress, la séparation d’avec les êtres chers y sont omniprésents.

Mais ce qui frappe, c’est l’élan patriotique de ces soldats de confession juive. Certes, plusieurs intellectuels juifs ont pris la parole contre la guerre, à l’instar d’Ernst Toller, Erich Mühsam ou Kurt Tucholsky.

Patriotes

Mais, au début du conflit, les juifs ont été nombreux à s’engager, parfois volontairement, avec enthousiasme, voire euphorie. Dans le sillage de la trêve politique (Burgfrieden) entre partis,  catégories sociales et confessions religieuses, à laquelle avait appelé l’empereur Guillaume II, des associations juives ont même été jusqu’à lancer un appel à s’engager pour la patrie au-delà de ce qu’impose le devoir.

Espoir de reconnaissance

Pour les juifs, cet esprit de sacrifice était une façon de prouver leur loyalité à l’égard de la patrie. C’était un pas de plus vers la reconnaissance de la société. En Prusse, ils n’avaient, en effet, obtenu les droits civiques qu’en 1869. Ces droits furent inscrits dans la Constitution deux ans plus tard, en 1871, lors de la fondation de l’Empire allemand. Mais dès le début des années 1880, l’atmosphère nationaliste qui s’était installée en Allemagne avait empêché que les stéréotypes et les préjugés disparaîssent réellement. L’antisémitisme était reparti de plus belle.

Ainsi, c’est dès l’époque de la Première Guerre mondiale, et non seulement à partir de l’époque nazie, que monte l’antisémitisme en Allemagne. Et c’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la particularité de l’expérience des soldats juifs allemands dans la Grande Guerre. Et leur déception. Car, à mesure que la guerre s’enlisait a grandi le besoin de trouver des coupables…

 Regain d’antisémitisme et désillusion

Les lettres des soldats trahissent cette désillusion. L’enthousiasme initial a bientôt fait place à la lassitude et au cynisme. En butte à des réactions antisémites, les soldats juifs comprennent que, quoi qu’ils fassent, ils resteront marginalisés.

L’année 1916 marque l’apogée de cette évolution. Un recensement est entrepris afin de montrer que les juifs ont démérité de la partie en s’engageant moins nombreux que les autres dans la guerre. Au front, les soldats juifs le vivent mal.

Mais les données vont prouver que le postulat de départ était faux. Les résultats du recensement ne seront donc jamais publiés.  Et cela meurtrira plus encore les soldats juifs confrontés, au fond de leurs tranchées, à la boue, au froid et au feu destructeur.

A.L.

En savoir plus :
Musée juif de Munich (en allemand)