Fédération des Associations Franco-Allemandes pour l’Europe
Au service des associations franco-allemandes, faire lien et être plus fort ensemble

Notre vocation européenne

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Rejoignez-nous !

Toute association, institution, entreprise ou personne physique ou morale intéressée à la  coopération franco-allemande est appelée à se joindre à nous. Pour vous engager personnellement dans l’amitié franco-allemande, rejoignez l’une de nos associations locales (ou comité de jumelage), ou l’une de nos associations nationales. Pour toute information, adressez vous au Bureau de la FAFA


Promouvoir la coopération entre Français et Allemands au service d’une Europe démocratique et solidaire

La Fédération des Associations Franco-Allemandes pour l’Europe (FAFA), avec son homologue allemand, la Vereinigung Deutsch-Französischer Gesellschaften für Europa e.V. (VDFG), ont été fondées en 1957 en tant que “cercle de travail” transfrontalier. Ce sont des organisations non partisanes et non confessionnelles.

Environ 300 associations, clubs, chorales, comités de jumelages, institutions regroupent plus de 45.000 membres en France et en Allemagne. Elles oeuvrent à rapprocher les deux sociétés dans les secteurs culturel, économique, social et politique.

Elles sont toutes, chacune à sa manière, à la fois le prolongement et la base originelle d’une volonté politique européenne. Sans elles les rapprochements politiques européennes n’auraient probablement pas été initiés si rapidement après la catastrophe allemande du nazisme et la pire des guerres.

Bien avant le Traité de l’Elysée et dès 1945, la société civile a tenté avec succès le retour au dialogue momentanément interrompu et à l’unité historique entre les Allemands et les Français, entre la Francia Orientalis et la Francia Occidentalis des héritiers de Charlemagne. Parallèlement les officiers et soldats français stationnés outre-Rhin après la libération de l’Allemagne ont largement contribué à ce rapprochement, tout comme les entreprises franco-allemandes. Après le Traité de l’Elysée, la politique a pris le relai et favorisé à son tour la multiplication des jumelages entre villes nés dès les années 50.

Rapprocher les Cultures

Aujourd’hui l’effort politique a été couronné de succès, mais il a également atteint ses limites. Les politiques ont fait le maximum et ne peuvent guère faire plus. Les deux Etats français et allemand sont profondément interconnectés au travers de multiples échanges et organisations communes. C’est donc à la société civile de reprendre le relai et d’approfondir les occasions et la qualité des contacts entre citoyens français et allemands, de mieux y préparer aussi les populations respectives et d’endosser le rôle d’un “Office Franco-Allemand des Citoyens”. Ce défrichage passe par la multiplication d’actions culturelles, au sens large, afin d’éveiller l’intérêt pour la société du voisin auprès d’un public le plus large possible. Le nouveau défi à relever est de détruire les clichés et préjugés qui freinent encore les contacts entre les citoyens des deux rives du Rhin.

Effectivement le franco-allemand souffre d’un paradoxe curieux : si les deux Etats forment un duo qualifié de “couple franco-allemand”, elles relient deux sociétés qui semblent se méconnaître, voire s’ignorer réciproquement. Bien souvent, les “militants” du franco-allemand se sentent bien seuls. Ainsi, les deux partenaires de ce vieux couple – à la différence de ce qui caractérise les vieux couples – ne se connaissent pas, sont incapables de pronostiquer leurs réactions respectives et ne cessent de s’étonner. Pire ! On tend en exemple à suivre des qualités que les deux sociétés n’ont pas vraiment. Les Allemands ne sont pas fondamentalement disciplinés, ni les Français créatifs et réactifs. Les désordres allemands sont légions et les immobilismes rigides des Français aussi.

Agir en Office franco-allemand des citoyens européens

Aider nos deux sociétés à mieux fonctionner ensemble, faire l’ingénierie de la relation franco-allemande au quotidien, favoriser l’échange des bonnes pratiques pour nous faire avancer de conserve, telles sont les compétences que nos associations doivent mettre au service de l’Europe. Elles ont les atouts en main, elles sauront le faire. Encore faut-il qu’elles s’entraident pour s’organiser, pour programmer leurs actions, pour faire avancer la connaissance du voisin et, entre autres, l’apprentissage de la langue du partenaire. Nos congrès annuels, alternativement en France et en Allemagne, réunissent nos membres afin d’en débattre. Mais d’autres plateformes de progrès commun restent à inventer.


Erasmus

Desiderius Erasmus Roterodamus (1466 – 1536)

Quand il n’y a aucun motif de guerre, on s’invente des raisons de désaccord, abusant du nom des peuples pour alimenter les haines. (…) L’Anglais est l’ennemi du Français, simplement parce qu’il est Français. L’Allemand se heurte au Français, l’Espagnol aux deux. Quelle dépravation ! Un vain nom de lieu est occasion de désunion ; pourquoi tant de facteurs n’incitent-ils pas plutôt à une réconciliation ? Tu es anglais et tu veux du mal au Français ? Pourquoi ne pas plutôt, comme homme, vouloir du bien à un homme, et, comme chrétien, vouloir du bien à un chrétien ? Les pays séparent les corps, non les esprits. Il fut un temps où le Rhin séparait la France de l’Allemagne, mais le Rhin ne sépare pas un chrétien d’un chrétien… pourquoi si le terme de patrie a vocation à unir, ne pas plutôt se rappeler que ce monde est la patrie commune à tous les hommes.(Erasme – Plaidoyer pour la paix (1515) / Paris : Arléa 2005)
Il n’y a rien à retirer à l’actualité de ce texte d’Erasme, si ce n’est “laïciser” la référence aux Européens qu’Erasme nomme chrétiens… puisque, jusqu’aux Lumières du XVIIIe, l’évidence de l’Europe était conçue comme l’unité des chrétiens.
Ce texte se situe aussi dans la droite ligne de la philosophie de nos associations franco-allemandes.