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…à propos de Verdun, un souvenir d’amitié et une promesse d’union

21.2.2016 Achives A propos... 0 Commentaire
François Mitterrand et Helmut Kohl, le 11 novembre 1984, à Verdun.
François Mitterrand et Helmut Kohl, le 11 novembre 1984, à Verdun.

Au moment où tant d’égoïsmes nationaux veulent remettre en question l’idée d’Europe, souvenons-nous des espoirs d’union que l’amitié franco-allemande avait nourris. Le 11 novembre 1984, Kohl et Mitterrand se tiennent par la main. Ils se souviennent d’une boucherie historique qui a débuté voici 100 ans, le 21 février 1914.

Verdun est devenu un symbole : une confrontation inhumaine de 10 mois et  300 000 morts. Sans intérêt ni enjeux stratégiques, elle n’obéissait qu’à l’obsession politique d’affirmer une nation contre l’autre.

Elle nous rappelle sans cesse l’absurdité de s’enferrer dans la construction d’identités nationales par la désignation d’un ennemi. Encore aujourd’hui, quand certains rares Allemands veulent se souvenir de la Grande Guerre, ils pensent d’abord à la Bataille de la Somme, haut lieu de la résistance des lignes allemandes. Les Français, de leur côté, se souviennent du sacrifice de ces hommes qui ont tenu tête à l’ennemi dans les tranchées de Verdun. Si chacun garde de cette guerre son souvenir national, l’absurdité des guerre sera bien caché.

A nous franco-allemands de nous questionner : les hommes se sont ils sacrifiés ?… ou bien y a-t-on sacrifié des hommes qui n’avaient rien demandé ?

Que ce jour du 21 février soit un moment privilégié pour se souvenir du jour où l’amitié franco-allemande a été fortifiée à Verdun dans la perspective d’une Europe unie avec l’espoir de construire une fédération de républiques insoumise aux idéologies nationalistes, aux utopies sanglantes et aux exclusions auxquelles conduit le communautarisme religieux quand il se confond avec la politique.

Que les Européens se souviennent aussi que les dissensions, les divisions, les cheminement solitaires et le refus de la solidarité sont coûteuses, improductives et, avant tout, finissent si souvent dans l’absurdité de ces hommes contraints à piétiner dans la boue et le froid sous la pluie des obus.


Relire :

Quelques articles passés qui traitent de la culture du souvenir :

Voir et revoir :

Capture d’écran 2016-02-21 à 11.09.04

Aller sur le site de l’INA : le documentaire de Daniel Costelle sur Verdun et d’autres vidéos sur l’enfer de Verdun


A propos de bombes, de boue et de froid :

Actuellement des enfants, des femmes et des hommes piétinent à nouveau dans la boue et le froid.  Ils ont fui la pluie des bombes sur leurs villes et leur campagnes qui ont détruit leurs maisons et leurs moyens de subsistance. C’est la boue des camps improvisés au bord de la Manche. 

Puissent les Européens s’unir enfin pour venir en aider aux victimes de l’absurdité des nombreuses nouvelles guerres.

Dans la boue de Dunkerque : c'est en ce moment, sous nos yeux (pour qui veut voir)

Dans la boue de Dunkerque : c’est en ce moment, sous nos yeux (pour qui veut voir)

Photos du camp de réfugiés improvisé à Dunkerque, extraites d’un reportage sur la première chaîne TV allemande ARD.  Le lien vers le reportage


 





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